mercredi 8 septembre 2010

ça m'énerve !

Hier, point de grève pour moi, même si j'y pensais sérieusement... Je me suis couchée avec mal de tête, courbatures, fièvre et nez aux allures de chutes du Niagara. Et patatra, le lendemain, après une nuit entrecoupée d'états de veille et de sommeil, je me rends à l'évidence: mon traitement de choc de la veille n'a eu aucun effet. D'ordinaire, je me serais forcée à assumer ma fonction, mais là j'étais dans un sale état. Je restais donc dans mon lit après avoir prévenu mon cher employeur en indiquant que j'étais bien malade et pas en grève. Pourquoi? Depuis que je travaille, je n'ai pris qu'un seul jour d'arrêt maladie, en fait un jour et demi.

La première fois, je devais assister à une formation à l'iouèffèmm, je me réveille incapable d'aller prendre le train ( les formations à l'iouèffèmm nécessitent souvent au moins une demie heure de train). Je me bourre des médicaments divers et variés qui peuplent mon armoire à pharmacie. Me rend chez le premier médecin trouvé près de la gare d'arrivée. Celui-ci me demande si je veux effectivement me rendre à la formation dans cet état, si je veux un arrêt et patati et patata. Toute stagiaire que je suis, je refuse net. Je me rends avec quatre heures de retard à ladite formation, la tête dans le coltard.

La deuxième fois... passons.

Bref, en règle général, j'assume et je vais travailler. Mes collègues me regardent alors et ne peuvent s'empêcher un: "Tu ferais mieux de rester chez toi." Et, de fait, l'expérience venant, je me rends compte que ces jours là, je ne sers à rien. L'an dernier, j'avais trouvé une parade: le jour où j'étais tombée malade étant un jour de grève, j'ai appelé pour dire que je faisais grève. Et puis, j'ai réfléchi et me suis dit que, zut et reflûte, j'avais le droit d'être malade !

Alors quelle est la raison de cet énervement ? Les médecins généralistes, qui te donnent toujours l'impression que, finalement, tu aurais mieux fait de rester chez toi. Je m'explique: ils me prescrivent systématiquement les remèdes que je prends AVANT d'aller les voir. Bon, là, en l'occurrence il y avait l'arrêt de travail en prime. Mais du coup, je n'y vais plus chez le médecin. C'est systématique. Quand ils ne font pas ça, ils me prescrivent un truc, fort, mais sans effet et je finis par trouver le bon truc chez le pharmacien !

Deuxième sujet d'énervement: le sirop ! Je ne sais pas combien de marques différentes existent, mais ça n'est jamais le même. Et, la plupart du temps, ils se trompent: quand tu as une toux grasse, ils te donnent un sirop pour toux sèche et inversement.

Bon cela dit, ces constatations concernent les médecins consultés ces quatre dernières années, ceux que je voyais avant se débrouillaient mieux et étaient plus efficaces. Donc, ça doit être spécifique à l'Est de la France...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire