mercredi 8 septembre 2010

Thin girl, you are beautiful !

Il y a quelques temps, j'avais annoncé un article consacré à une certaine émission de télé-réalité.

Cette émission prend le parti de rendre confiance à des femmes complexées par leur poids, qu'elles jugent excessif. En soi, je trouve ce genre de concept plutôt honorable, si sous couvert de décomplexer lesdites femmes, le programme ne s'en prenait pas (quasi-)systématiquement aux femmes minces.

Une fois par exemple, une jeune femme se plaignait d'avoir les cuisses qui se touchent. Et là, l'animateur que d'expliquer que c'est normal que les filles qui ne sont pas ainsi ne sont elles pas normales! Pardon?!? Quel est l'intérêt de dire ça? Expliquer qu'il n'y a pas de normalité en matière de physique, je veux bien. Dire que grosse, moins grosse ou fine, on peut être ou se sentir belle, d'accord. Mais quel est l'intérêt de s'attaquer aux filles minces, surtout quand ledit animateur est lui même très mince...

Autre point faible de l'émission, la séquence où, afin de faire prendre conscience aux filles de la fausse image qu'elles ont d'elles-mêmes, il les invite à situer leur tour de hanches, de poitrine ou de taille par rapport à celui d'autres femmes rondes... En gros, le concept fait un peu: "Regarde, cocotte, il y a pire que toi !" Quand les centimètres sont énumérés les uns après les autres, j'imagine la mine dépitée de la téléspectatrice qui pour l'occasion a sorti son mètre à couture et réalise que elle est pire que les autres. Le principe est bon psychologiquement, mais pour la candidate seulement.

J'imagine une séquence identique où on mesurerait le nez -mon complexe préféré- des candidates et où on annoncerait triomphalement : "Regarde, tu n'as pas le plus gros nez!" Génial! Serais-je alors moins complexée? Non! Le reste de l'émission: le relooking, le maquillage et le passage chez le coiffeur sont mille fois plus efficaces, quel que soit le problème.

En effet, toutes les femmes ont connu ce sentiment étrange en sortant de chez le coiffeur ou en essayant une nouvelle tenue, le sentiment de se plaire pour une fois. Soyons clair: ce sentiment est fugace. Quid d'un suivi des candidates après l'émission? Fort à parier que certaines en sortent grandies, mais qu'en est-il des éternelles insatisfaites?

En règle général, mon problème est celui du regard de certains sur les filles minces. Souvent, on nous traite comme des anorexiques, on se permet de regarder dans notre assiette, l'air de dire: "Mange-t-elle vraiment?" Parfois, une copine plus ronde se permet un: "Tu auras des rides plus marquées, plus vite!" Sans compter les remarques de collègues: "Tu devrais manger plus." "Tu es trop mince." "Tu ne dois pas manger assez!" Qui se permettrait de dire la même chose à quelqu'un d'enrobé?

La plupart pense donc qu'une fille plutôt mince n'est pas complexée. Revenons à notre émission. Monsieur explique que les hommes aiment les rondes, que les hommes n'aiment pas les sacs d'os, que les hommes aiment les hanches et poitrines généreuses. Merci, je me sens mieux! Après avoir visionné cette émission, je me demande encore ce que je peux avoir de sexy pour un homme, avec ma petite poitrine et mes os apparents... Certains me diront: "Tu n'a qu'à manger!" Logique, sauf que je mange.

ça m'énerve !

Hier, point de grève pour moi, même si j'y pensais sérieusement... Je me suis couchée avec mal de tête, courbatures, fièvre et nez aux allures de chutes du Niagara. Et patatra, le lendemain, après une nuit entrecoupée d'états de veille et de sommeil, je me rends à l'évidence: mon traitement de choc de la veille n'a eu aucun effet. D'ordinaire, je me serais forcée à assumer ma fonction, mais là j'étais dans un sale état. Je restais donc dans mon lit après avoir prévenu mon cher employeur en indiquant que j'étais bien malade et pas en grève. Pourquoi? Depuis que je travaille, je n'ai pris qu'un seul jour d'arrêt maladie, en fait un jour et demi.

La première fois, je devais assister à une formation à l'iouèffèmm, je me réveille incapable d'aller prendre le train ( les formations à l'iouèffèmm nécessitent souvent au moins une demie heure de train). Je me bourre des médicaments divers et variés qui peuplent mon armoire à pharmacie. Me rend chez le premier médecin trouvé près de la gare d'arrivée. Celui-ci me demande si je veux effectivement me rendre à la formation dans cet état, si je veux un arrêt et patati et patata. Toute stagiaire que je suis, je refuse net. Je me rends avec quatre heures de retard à ladite formation, la tête dans le coltard.

La deuxième fois... passons.

Bref, en règle général, j'assume et je vais travailler. Mes collègues me regardent alors et ne peuvent s'empêcher un: "Tu ferais mieux de rester chez toi." Et, de fait, l'expérience venant, je me rends compte que ces jours là, je ne sers à rien. L'an dernier, j'avais trouvé une parade: le jour où j'étais tombée malade étant un jour de grève, j'ai appelé pour dire que je faisais grève. Et puis, j'ai réfléchi et me suis dit que, zut et reflûte, j'avais le droit d'être malade !

Alors quelle est la raison de cet énervement ? Les médecins généralistes, qui te donnent toujours l'impression que, finalement, tu aurais mieux fait de rester chez toi. Je m'explique: ils me prescrivent systématiquement les remèdes que je prends AVANT d'aller les voir. Bon, là, en l'occurrence il y avait l'arrêt de travail en prime. Mais du coup, je n'y vais plus chez le médecin. C'est systématique. Quand ils ne font pas ça, ils me prescrivent un truc, fort, mais sans effet et je finis par trouver le bon truc chez le pharmacien !

Deuxième sujet d'énervement: le sirop ! Je ne sais pas combien de marques différentes existent, mais ça n'est jamais le même. Et, la plupart du temps, ils se trompent: quand tu as une toux grasse, ils te donnent un sirop pour toux sèche et inversement.

Bon cela dit, ces constatations concernent les médecins consultés ces quatre dernières années, ceux que je voyais avant se débrouillaient mieux et étaient plus efficaces. Donc, ça doit être spécifique à l'Est de la France...

mercredi 1 septembre 2010